Grossesse et Fatigue

Dans les premiers et les derniers mois de grossesse, la fatigue guette la future maman. Différemment exprimée à chaque moment de la grossesse, la fatigue doit être considérée comme l’indicateur d’un besoin essentiel : prendre des forces pour l’accouchement puis pour les premiers mois de vie du bébé au cours desquels sommeil et repos ne seront que de lointains souvenirs.

Pendant les trois premiers mois de grossesse, la fatigue se traduit parfois par une sensation de lassitude générale et par de petits malaises, vertiges ou étourdissements passagers. Bien que ces troubles ne soient pas toujours évidents à gérer, il faut savoir les prendre avec calme : le corps est en train de subir une transformation profonde et il est parfaitement normal au cours de ces premiers mois de grossesse que la fatigue soit plus intense qu’à l’accoutumée.

Pendant le dernier trimestre de la grossesse, la fatigue a une cause évidente (et protubérante !) : le poids de l’utérus et du bébé qui termine sa croissance représente nécessairement un effort supplémentaire à fournir pour le moindre geste. A la fin de la grossesse, la fatigue de la future maman doit être considérée comme un signal d’alarme à prendre en compte car l’accouchement puis les premiers mois de vie du nourrisson vont être particulièrement éprouvant physiquement et émotionnellement et la maman aura alors besoin de toutes ses forces pour « tenir le coup ».

En début et fin de grossesse, la fatigue ressentie par la future maman peut donc être qualifiée de « normale ». Mais la fatigue au cours d’une grossesse peut également être le symptôme d’un état d’anémie ou de carences, qu’il faut absolument contrer par un traitement efficace. Au cours d’une grossesse, la fatigue peut aussi annoncer un début d’affection virale, et une consultation médicale sera alors indispensable.

Stress et Fatigue

Bénéfique à petites doses, le stress va provoquer un état de fatigue lorsqu’il est constant et excessif. A terme, stress et fatigue accumulés peuvent entraîner des troubles de la santé plus ou moins graves ou même provoquer une dépression profonde.

D’une manière générale, toute situation source de stress et de fatigue récurrents devrait être évitée. Un stress occasionnel est non seulement inévitable mais bon pour la santé : il permet à un individu de dépasser ses limites et agit alors comme un coup de fouet. Mais lorsqu’ils deviennent trop fréquents, stress et fatigue sont néfastes pour l’équilibre physique et psychique d’un individu.

Mis au même niveau, stress et fatigue sont en réalité une cause et une conséquence. Le stress est une sollicitation excessive des ressources physiques et/ou mentales d’un individu. Contraint de puiser dans ses réserves, celui-ci s’épuise peu à peu, jusqu’à atteindre un niveau de fatigue tellement intense qu’il ne peut plus être résolu par une simple cure de sommeil. Il a également été prouvé que le stress pouvait déclencher des insomnies tenaces : la pression de la journée ne parvient plus à redescendre… Stress et fatigue deviennent alors un véritable cercle vicieux.

Les personnes qui sont soumises à des situations de stress et de fatigue fréquentes, notamment dans leur milieu professionnel, doivent donc être tout particulièrement vigilantes. Certains symptômes doivent agir comme de véritables sonnettes d’alarme : humeur maussade récurrente, crise de larmes, montée d’angoisse, maux de tête, faible libido, difficultés de concentration, perte de mémoire, baisse de productivité, tristesse, perte du sens de l’humour etc.

Lorsque le niveau de stress et de fatigue atteint un tel niveau, la santé de l’individu est en danger, et il est temps d’y remédier, notamment par un rythme de vie plus sain.   

Le manque de sommeil : nouveau mal de nos sociétés modernes

Le manque de sommeil engendre des troubles immédiats, comme la somnolence, le manque d’attention, les maux de tête ou l’irritabilité, mais il a également des effets néfastes sur le long terme. Quelles sont donc les retombées d’un manque de sommeil prolongé dans le temps ?

Le manque de sommeil est un véritable fléau de notre société moderne, et c’est sans doute pour cela que de plus en plus d’études scientifiques cherchent à en mesurer les effets. Parmi les plus connus mais non le moins redoutable, on trouve la dépression. Sur le plan physique, le manque de sommeil amène une moindre résistance aux virus tels que la grippe, les angines ou les gastros.

Plus récemment, des scientifiques américains ont présenté une étude tendant à prouver qu’il existe un lien très fort entre manque de sommeil et diabète de type II. D’autres études scientifiques ont rapporté des résultats encore plus surprenants : après 6 nuits consécutives de seulement 4 heures de sommeil, de jeunes hommes de 20 ans présentent un taux de cortisol (hormone sécrétée en cas de stress) anormalement élevé qui provoque hypertension et perte de mémoire.

Enfin, selon des chercheurs anglais, le manque de sommeil fait tout simplement mourir. Une étude menée auprès de 10 000 personnes, sur une période de plus de 17 ans, montre en effet qu’un individu qui dort moins de 7 heures par nuit a deux fois plus de « chance » de mourir d’un arrêt cardiaque qu’un dormeur normal.

Dans cette même étude, les scientifiques notent toutefois un autre fait insolite : à l’instar du manque de sommeil, l’excès de repos ne semble guère plus conseillé car les personnes dépassant les 9 heures de sommeil par nuit semblent être plus vulnérables à certaines maladies comme le cancer.

Quand le sommeil devient un problème

En France, une personne sur trois avoue avoir déjà eu un problème de sommeil récurrent. Prenant des formes diverses et causé par des facteurs internes ou externe, le problème de sommeil est donc un mal courant mais qu’il ne faut pas sous-estimer pour autant.

Un problème de sommeil peut être transitoire et passer au bout de quelques jours voire quelques semaines. Mais lorsqu’il s’installe dans le temps et devient chronique, la santé physique et psychique de l’individu est en jeu. Un probleme de sommeil qui dure plus de 3 semaines de suite doit donc absolument être combattu.

Un probleme de sommeil peut prendre la forme d’une insomnie, c’est-à-dire une incapacité à trouver le sommeil. Le probleme de sommeil peut également se traduire par des réveils nocturnes. S’ils n’influent que modérément sur les performances de la journée, ce type de probleme de sommeil peut vite devenir une source d’angoisse qui pourra d’ailleurs finir par se transformer en insomnie.

Si la médication constitue une réponse possible au probleme de sommeil, elle est toutefois déconseillée car un phénomène de dépendance s’installe très rapidement et l’endormissement sans somnifère ou anxiolytique devient délicat par la suite. Pour la plupart des patients, le probleme de sommeil peut en revanche être résolu par une hygiène de vie plus stricte (proscrire les excitants, se coucher et se lever à heure fixe, pratiquer une activité physique dans la journée, éviter les repas lourds avant le coucher) ainsi que par quelques saines habitudes (instaurer des rites avant de se coucher, tenir la chambre propre et aérée).

Les maladies du sommeil

Bien que l’insomnie en soit la forme la plus courante, il existe différents types de maladies du sommeil. Quelles sont donc les caractéristiques de chaque maladie du sommeil ?

La plus connue, l’insomnie, est aussi la maladie du sommeil la plus répandue, puisqu’en France, une personne sur quatre affirme être ou avoir été concernée par ce problème. Bien entendu, les cas d’insomnie peuvent être passagers et dus à des circonstances extérieures : un déménagement, un nouvel emploi, le contre-coup d’un décalage horaire, une hygiène de vie momentanément bousculée par des sorties en soirée répétées etc. Dans ce cas, l’insomnie est généralement rapidement surmontée. Mais l’insomnie est une maladie du sommeil qui peut être chronique liée à un trouble psychologique ou à une affection physiologique dont elle est un symptôme.

A l’opposé de l’insomnie, la narcolepsie est une maladie du sommeil qui provoque un endormissement instantané à n’importe quel moment de la journée et dans n’importe quelle circonstance, notamment lorsque le sujet est soumis à une émotion forte. Bien que rare, cette maladie du sommeil est tellement impressionnante dans ses manifestations qu’elle marque bien souvent les esprits.

De nombreuses autres pathologies peuvent être assimilées à une maladie du sommeil bien qu’elles ne soient liées qu’indirectement à l’endormissement. La maladie des jambes sans repos oblige ainsi le patient à se relever plusieurs fois dans la nuit pour faire passer les fourmillements qui agitent ses membres inférieurs dès qu’il est en position allongée. De même, l’apnée du sommeil, qui correspond à une arrêt chronique de la respiration pendant plusieurs secondes et plusieurs fois par heure est une maladie du sommeil qui a des conséquences importantes sur la qualité de la récupération nocturne.

Les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil peuvent avoir des causes organiques ou psychologiques, être temporaires ou chroniques. Lorsqu’ils se prolongent dans le temps, les troubles du sommeil peuvent avoir de lourdes conséquences sur le psychisme d’un individu pouvant aller jusqu’à la dépression profonde.

Les troubles du sommeil sont divisés en 3 catégories principales. On distingue les dyssomnies, les parasomnies et les troubles du sommeil d’origine psychiatrique ou neurologique, symptômes d’une autre affection. Nous ne traiterons dans cet article que des troubles correspondant aux deux premières catégories. Bien que les troubles du sommeil ne présentent pas de danger en eux-mêmes, la fatigue qui peut en résulter fragilise le patient et le rend plus vulnérable tant sur le plan physique que sur le plan psychologique.

Les troubles du sommeil de type dyssomnie regroupent à la fois les insomnies et la narcolepsie. Les insomnies peuvent être d’origines diverses, les plus courantes étant les insomnies d’origine psychologique. Il existe toutefois des insomnies d’origine extérieure (extrinsèques), qui sont liées à un changement de l’environnement habituel du patient et des insomnies appelées « insomnies d’altitude » qui interviennent après un passage rapide de basse à haute altitude. Les dyssomnies incluent enfin les troubles du sommeil liés à la prise de médicaments ou à la consommation d’alcool.

Les parasomnies sont des troubles du sommeil qui ne concernent ni l’endormissement ni le réveil matinal mais correspondent à des interruptions du sommeil au court de la nuit. Parfois très éprouvantes, les parasomnies sont considérées comme normales chez les enfants mais comme pathologiques quand elles surviennent chez l’adulte. On trouve notamment dans les troubles du sommeil rangés dans la catégorie des parasomnies les terreurs nocturnes, le somnambulisme, l’énurésie (incontinence nocturne), l’apnée du sommeil et le bruxisme (grincer des dents dans la nuit).

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